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Leibniz et le meilleur des mondes possibles

Cours de JM Clarinard 5 février 2009

lundi 2 mars 2009 par Jacqueline

Introduction

Avec lui se construit une conciliation entre la religion et la philosophie antique. Leibniz nous est connu par Voltaire mais Candide est un livre de mauvaise foi qui déforme volontairement la doctrine de Leibniz en la réduisant à la formule « Tout est au mieux dans le meilleur des mondes possibles » ; or d’après Leibniz tout ne va pas à merveille et tout n’est pas parfait. De plus, il ne s’agit pas de constater que ce monde est le meilleur possible mais de le démontrer.

Leibniz, un « effarant génie » 1646-1716

Enfant surdoué, il fut à la fois mathématicien (invente le calcul infinitésimal) ; physicien (corrige les lois de Descartes sur le mouvement et substitue à une vision mécaniste une vision dynamique de la nature) ; logicien (démontre l’utilité d’un langage bien fait qui aurait la précision des mathématiques) ; théologien (fut l’un des premiers à lancer l’idée d’œcuménisme)…
Il a beaucoup et très peu écrit en même temps : beaucoup de petits textes dont la dissémination rend l’approche difficile.
Les plus importants : La Monadologie ; Les Principes de la nature et de la grâce (GF) ; un texte long : La Théodicée.

Je passe sur la théorie des monades que je n’ai pas vraiment comprise…

Leibniz et le mal

Il s’agit d’exonérer Dieu de l’existence du Mal. Le terme de théodicée signifie « justification de Dieu ». La question est donc : comment accorder l’existence du mal avec l’idée de perfection ? comment accorder l’idée de la culpabilité de l’homme avec l’idée que cet homme agit de la seule manière dont il était possible qu’il agît ?
Si Dieu existe, il est parfait . Il a donc voulu le moins imparfait des mondes imparfaits, le monde le mieux adapté aux fins suprêmes.
L’erreur de Voltaire est de distribuer la perfection de l’ensemble à chacun de ses éléments. Leibniz ne nie pas que le mal existe. Il affirme toutefois que tous les maux ne peuvent pas être moindres : ils trouvent leur justification dans l’ensemble, dans l’harmonie de l’univers (ce qu’il appelle l’harmonie préétablie) : « Les défauts apparents du monde entier, ces taches d’un soleil dont le nôtre n’est qu’un rayon, relèvent sa beauté bien loin de la diminuer » (Théodicée). Le meilleur des mondes n’est donc pas le monde parfait puisque c’est en raison même de ses harmonieuses imperfections qu’il est optimal.

Conclusion

Vivre dans le meilleur des mondes possibles n’implique pas qu’il ne faut rien changer. Il ne tient qu’à nous à rendre le monde meilleur et de « cultiver notre jardin » !



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