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Incinération traitement des déchets municipaux

mercredi 25 avril 2012 par Jean-François

 

Résumé de l’article
Réduction du volume des déchets et récupération d’une énergie qui sinon serait perdue
L’incinération nécessite de très bonnes installations, faute de quoi les rejets peuvent être nocifs
Bilan économique peu satisfaisant, d’où difficultés à généraliser dans les pays en développement
Potentiel 500 Mtep

1. Description

Le traitement des déchets municipaux comprend :
- le recyclage,
- la récupération de déchets végétaux et la production de compost,
- la méthanisation (voir article spécifique )
- l’enfouissage des déchets ultimes,
- l’incinération et la récupération d’énergie.
C’est ce dernier point qui est abordé ci-après.

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Usine d’incinération des déchets
Saint Ouen

L’incinération des déchets permet de :
- Produire de la chaleur utilisée directement, par exemple pour le chauffage urbain.
- Produire de la chaleur pour faire fonctionner une centrale électrique thermique et produire ainsi de l’électricité.

En Europe il est interdit d’incinérer des déchets sans valoriser l’énergie (et les rejets dans l’atmosphère sont limités par la réglementation).

C’est ainsi qu’en 2006 et en France, l’incinération a permis de produire 3 763 GWh électrique et 7 348 GWh de chaleur.
Malgré une politique visant à renforcer la méthanisation, l’incinération produit encore cinq fois plus d’énergie que la méthanisation.

2. Avantages attendus

L’incinération permet de réduire sensiblement le volume des déchets ultimes, et de récupérer une énergie renouvelable et qui sinon serait perdue.

3. Problèmes et risques

L’incinération produit des machefers (pouvant être réutilisés, encore que certains soient radioactifs) et des cendres, mais aussi des fumées dont la composition est sensiblement la suivante (les proportions dépendent des déchets traités) :
- H2O, CO2, comme dans toute combustion classique.
- CO si la combustion est mal réglée. Un bon réglage permet de s’en affranchir.
- oxydes d’azote : NO, NO2 (gaz notamment responsables des pluies acides).
- gaz acides : HCl, SO2, HF.
- dioxines, furanes, métaux lourds (plomb, mercure…).
A noter que les incinérateurs modernes produisent 100 fois moins de dioxines que ceux des années 1990.

4. Potentiel de développement

Selon une étude de l’ONU, le potentiel maximum de production des déchets énergétiques pourrait s’élever en 2050 à 5 000 Mtep par an dont 10% seraient effectivement mis en oeuvre, soit 500 Mtep.

5. Coûts et prix

Il semble qu’actuellement, le bilan économique soit nul, la valorisation des déchets par incinération couvrant au mieux les coûts de collecte et les coûts d’investissement et de fonctionnement des usines d’incinération.


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