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Un facteur perspicace Un facteur perspicace

dimanche 5 février 2006 par Jean-Franois

Il y a 2 messages en réponse à cet article.

O il est question d’une nigme rsoudre ; ce qui me donne l’occasion de rappeler quelques vrits angevines essentielles.

Lors de sa tourne, le facteur sonne chez M. Martin pour lui donner son courrier et, comme on est en Anjou et donc entre gens civiliss, il ne manque pas de lui faire eine politesse [1].
- Le facteur : bonjour M. Martin. Beau temps pour les jeunes filles [2], aujourd’hui. Comment vont-elles, vos trois filles ? Ca leur fait quel age ?
- M. Martin : a va, a va ! Et bien, le produit de leurs ages fait 36 ; et la somme de leurs ages, tenez, c’est justement le nombre qui est inscrit sur la porte en face. Donc vous pouvez me dire l’age de chacune.
- Le facteur (aprs s’tre retourn) : Ah mais non, vous savez bien qu’il me manque une information.
- M. Martin : mais bien sr, o avais-je la tte ; j’ai oubli de vous dire que l’ane est blonde !
- Le facteur : Ah bon ! et bien vos filles ont : ...
- M. Martin : c’est bien a ! Allez, au revoir et bonne tourne. C’est le cas de le dire : voyageons, voyageons ...
- Le facteur : faut ben, faut ben [3] ...

Serez-vous aussi perspicace que le facteur ? [4]


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[1Un brin de causette.

[2Le facteur veut dire par l que le temps est gris et que les jeunes filles ne risquent pas de voir leur peau prmaturment craquele par le soleil. Cette remarque , comme la prcdente, n’apporte rien l’nigme.

[3Je vous rappelle l’origine de ce propos qui pourrait paratre obscur aux non-initis :
En Anjou, quand on voit quelqu’un, on ne saurait le croiser sans lui dire une politesse , sauf passer pour fier .
Or donc, un jour que le maon montait la cime de l’chafaudage pour reprendre son ouvrage, vla ti pas qu’il fait un faux mouvement et passe, cul par dessus tte, au travers de la rambarde. Son compagnon qui travaillait au premier tage et qui le voit redescendre un peu rapidement et en bien mauvaise posture ne manque pas la tradition ; tout benaise il lui dit : voyageons, voyageons. Et le pauvre maon, qui ne veut point tre en reste d’une politesse, de lui rpondre : faut ben, faut ben ...

[4Si vous avez trouv l’age de chacune des trois filles de M. Martin, indiquez-le en rpondant cet article.