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Du canal du Midi à la Méditerranée

lundi 5 juillet 2010, par Jacqueline

La Grande Bleue : de Sète à Marseille (30 juin-4juillet)

Ouf, ça y est, on a passé la cent dixième et dernière écluse…on n’est pas mécontent de retrouver la Grande Bleue à Sète après une jolie navigation sur l’étang de Thau.

Dès le lendemain, Marie-Sereine va retrouver son mât et ses voiles.
C’est un travail assez long et délicat car il faut réinstaller les haubans, les bas-haubans , le pataras…je vous épargne les détails. On fête l’événement en s’offrant un bon restau à Sète.

« En mer, il n’y a pas de « temps morts » : c’est le temps qui est mort » JF Deniau (La mer est ronde)

Nous voilà partis pour une nouvelle aventure sus les flots bleus : quel plaisir de retrouver une eau transparente après l’extrême turbidité du canal. ! Mais la plus grande joie est d’entendre à nouveau les bruits de la mer : celui du vent dans les voiles (et il diffère selon chaque allure), de l’eau sur la coque, de la vague qui déferle derrière le bateau…Pour notre première journée en Méditerranée, c’est un petit vent Est/Sud-Est (force 2/3) qui nous pousse au bon plein : c’est l’allure idéale pour la pêche à la traîne et nous attrapons deux maquereaux qui amélioreront l’ordinaire, ce soir !

Nous arrivons aux Saintes-Maries de la mer (à 32 milles de Sète) et nous amarrons dans le port de Gardian. Grosse déception ! La ville est un piège à touristes et nous passons d’un groupe de flamenco à de faux Indiens emplumés qui jouent devant l’église avant de retrouver la paix relative de nos couchettes.

Le lendemain, nous appareillons pour Carro (35 milles) : pas beaucoup de vent mais comme nous sommes au grand largue, nous hissons le spi, ce qui est toujours assez sportif mais très esthétique. Le petit port de Carro ne paie pas de mine mais nous y sommes bien accueillis et nous nous y baignons avec plaisir.

Dimanche matin (4 juillet), avant de partir, nous passons au marché de poissons du port. Le mistral souffle assez fort (force 4/5 avec rafales à 6). Mais comme nous nous dirigeons vers Marseille, nous sommes portants et nous faisons une belle navigation : la vitesse atteint 7 nœuds dans les rafales !
Comme il n’y a pas de place au port de Marseille, nous avons décidé d’aller aux îles de Frioul qui sont juste en face de la rade. Mimi qui doit arriver demain nous y rejoindra avec la vedette qui fait la navette entre l’île et le vieux port. Le site est splendide : face à nous, le château d’If d’où Edmond Dantes (ou en tout cas Jean Marais !) s’échappa à la nage. Nous y passons un chouette après-midi entre baignades et balade dans les calanques.

Messages

  • Que de bleu maintenant sur vos photos !
    J’espere que vous ne dependez pas trop de la peche pour votre survie, le maquereau n’a pas l’air bien gros pour nourrir 3 personnes

  • Je fais confiance à Jean pour mener à bien l’opération mâts et voiles. Comme je le connais, il a aidé à la manoeuvre des cents écluses et il a maintenant (et enfin) de gros bras.
    Arlette est très inquiète de l’arrivée en Méditerranée. Maintenant c’est du vrai. Elle est couchée sur son canapé et fais des prières en regardant la télé. Je lui ai conseillé quelques sacrifices et ablutions à Poséidon, à tout hasard. Je l’accompagnerais musicalement en jouant de la phorminx.

    Philippe

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