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D'Itéa à Athènes D’Itéa à Athènes

Du 19 au 23 octobre

samedi 30 octobre 2010 par Jean-François, Myriam

Il y a 4 messages en réponse à cet article.

D’Itéa à Corinthe

Fin de notre périple 2010

Cet article est le dernier de notre périple 2010.
Après avoir préparé l’hivernage de Marie Sereine, nous allons, nous aussi, prendre notre quartier à terre et retrouver la famille et les amis.

Chers lecteurs, merci pour votre fidélité et vos commentaires qui nous ont si bien accompagnés. A votre tour, prenez un repos bien mérité, car dès mai 2011...

Le départ d’Itéa se fait vent portant jusqu’à la sortie de la baie. Il fraîchit ensuite et la mer devient chaotique au fur et à mesure qu’on se rapproche du fond du golfe de Corinthe. Plusieurs gros cargos sont mouillés derrière le môle ; le petit port des yachts est caché derrière et s’avère fort bien abrité. On s’amarre au premier ponton. Le passage du canal ne pouvant se faire mardi (journée consacrée à son entretien), la nuit au port s’impose.

La ville de Corinthe a été entièrement reconstruite après le dernier tremblement de terre. Les larges avenues dégagées, certaines piétonnes, s’avèrent fort agréables. Dans un square, on discute avec deux Sénégalais venus nous proposer des montres (les affaires marchent mal mais cela ne leur enlève pas leur bonne humeur).

Faute de trouver en ville des renseignements sur le passage du canal, l’équipage se plonge dans la documentation du bord pour préparer la journée du lendemain.

Le canal de Corinthe

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Lever de soleil sur le canal

A 8 heures, on appareille pour l’entrée du canal située à un mille à l’est du port. Après appel sur la VHF (la radio du bord), les autorités nous autorisent immédiatement l’entrée. En fait, le personnel du canal est en grève, les cargos ne passent pas et seuls les voiliers sont admis. On passe aussitôt le pont submersible, tous appareils photos en action. La vigie nous rappelle à l’ordre sur la VHF d’un vigoureux « Full speed ! ».

Au fur et à mesure qu’on s’enfonce dans le canal, les falaises s’élèvent de part et d’autre du bateau et le paysage ressemble de plus en plus aux photos traditionnelles du site. Après trois milles de traversée, on arrive à Itsmia où on s’amarre au côté sud pour aller payer le droit de péage (103 euros). C’est le canal le plus cher du monde au kilomètre parcouru !

D’Itsmia à Egine

On réappareille aussitôt pour entrer dans le golfe Saronique. Grand beau temps : de multiples îles occupent l’horizon et il faut se glisser entre elles pour atteindre le but de cette deuxième phase de navigation : Egine.

Egine

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Le port d’Egine

On essaie d’abord de s’amarrer dans la marina des yachts qui s’avère houleuse et fort encombrée. On pénètre alors dans le port puis le petit arrière-port de pêche où une place bien abritée semble nous attendre. Quelle différence entre les ports grecs où l’on peut s’amarrer n’importe où (et souvent gratuitement) et les ports italiens où la première phrase entendue est toujours « no possibile ! ».

Pour préparer la mise à terre du bateau, Jacqueline, Jean et JF vont visiter le chantier contacté par mail. Mauvaise surprise, malgré toutes les assurances reçues, la mise à terre ne pourra se faire que dans quatre jours.
Fort heureusement, dès le lendemain matin, Monsieur Grégory (le patron d’un autre chantier) vient nous démarcher en proposant un tarif d’hivernage fort avantageux. Après visite de son chantier, on fait affaire avec lui et on prend rendez-vous pour le lendemain, 16 heures.

L’après-midi se passe à visiter la jolie ville d’Egine avec son église byzantine, le dédale de ses petites rues qui entourent le port, son marché aux poissons, ses marchands de fruits et légumes qui vendent leurs produits depuis leurs caïques amarrés au quai.


Le lendemain , on appareille après le déjeuner pour rejoindre le chantier de Grégory situé à trois milles du port sur la côte nord de l’île. C’est notre dernière navigation de l’année à la voile.

Pour mettre le bateau à terre, il faut le présenter en marche arrière dans une toute petite fosse où le travelift viendra le soulever avec deux grosses sangles. Cette fosse n’est absolument pas abritée et le clapot rend la manœuvre hasardeuse. Tout l’équipage est mobilisé aux aussières et le personnel nous attend de pied ferme au pied du travelift.

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Marie Sereine sous le travelift

A la barre, JF n’est pas rassuré : il faut viser l’entrée de la fosse qui n’est guère plus large que le bateau. Enfin, tout se passe bien, les sangles se tendent , le bateau est hissé au-dessus du clapot et déposé sur une remorque avant d’être karchérisé, puis conduit dans un champ servant de garage à bateaux. Outre le personnel du chantier, un Français est là pour nous accueillir, Michaël, dont on reparlera un peu plus loin.

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Préparation de l’hivernage

Une longue liste de travaux indispensables pour l’hivernage avait été établie. Pendant deux jours et avec une juste répartition des tâches entre les hommes et les femmes, on en viendra à bout et on aura même le loisir de discuter avec Michaël.

Son parcours est étonnant : ancien élève des Beaux-Arts, il a d’abord créé une marque de vêtements pour enfants, il a ensuite pendant plus de quinze ans parcouru la Grèce avec son voilier qui est actuellement à terre dans le chantier.
Pendant cette période, il a rencontré une psychiatre accro à la cocaïne et il a voulu comprendre les raisons de son addiction. En autodidacte, il est alors devenu psychanalyste ( !?!) et s’est spécialisé dans le traitement des enfants (tout en déclarant que bien souvent, ce sont les parents qu’il faudrait d’abord soigner !).

Michaël s’avère être un personnage enthousiaste et chaleureux mais passablement « déjanté » : son discours est souvent difficile à suivre et ses écrits carrément incompréhensibles. En tout cas, il ne laisse pas indifférent (positivement et négativement).

Athènes

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En route vers Athènes

C’est le dernier jour à bord du bateau et, après avoir fait nos bagages, nous procédons au grand nettoyage. Dernier adieu à Marie-Sereine et à Michael, et le taxi nous emmène à Egine d’où nous embarquons sur un gros ferry, le « Poséidon ».
Quelle étrange impression de voir la mer à plus de 15 mètres de haut. Au loin des petites voiles peinent à remonter au vent. Le soleil est revenu et Athènes nous apparaît en pleine clarté.

Faut-il préciser que nous avons visité l’Acropole, parcouru l’agora et le temple d’Héphaïstos, visité le nouveau musée de l’Acropole, déambulé dans les ruelles du quartier de Plaka ?
Merveilleux sites mais déjà tellement décrits que nous renonçons à y ajouter nos modestes textes... le lecteur voudra bien se reporter à ses guides favoris et à ce...


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