Accueil > Navigation > La Grèce > Projet Ulysse > Naviguer, mais à quelle vitesse ?

Sommaire

Naviguer, mais à quelle vitesse ? Naviguer, mais à quelle vitesse ?

mercredi 30 septembre 2009 par Jean-François

Il y a 1 message en réponse à cet article.

Vitesse d’un bateau

JPEG - 50.5 ko
En pleine vitesse


- Vitesse limite (pour mémoire)
Elle dépend de la longueur de flottaison (2,5 fois la racine carrée de cette longueur !) : environ 7 nœuds pour la Marie Sereine.

- Vitesse réelle
Elle dépend de l’allure et de la force du vent :
- Par vent moyen (force 4), on peut tabler sur 4 nœuds au près et 5,5 nœuds au portant (un peu moins au vent AR, un peu plus sous spi).
- S’il faut tirer des bords plein vent debout, le gain réel au vent tombe à 2 milles par heure (rédhibitoire !).

JPEG - 109.1 ko
Ou encalminé

_ - Si le calme plat s’installe (probabilité non négligeable en Méditerranée), il faut envisager une risée Yanmar, qui assure 4 nœuds avec une consommation raisonnable (pour info, on dispose de 50 litres de gas-oil soit environ 50 heures et 200 milles d’autonomie - plus un jerrycan).
- Si le temps forcit inconsidérément (probabilité non moins négligeable en Méditerranée), c’est nettement plus inconfortable sans aller plus vite.

- Vitesse moyenne pratique
Au final, il parait raisonnable de compter 4 nœuds, en évitant systématiquement le plein vent debout’.

Distances parcourues en croisière

- Distance parcourue par jour de navigation
Avec ces hypothèses : vent moyen (ou moteur) et pas de vent debout’, cette distance dépend du type de navigation.
- En cabotage côtier, il faut envisager des étapes de 6 à 8 heures, soit environ 30 milles par jour.
- En navigation hauturière, on peut envisager 100 milles par 24 heures.

- Distance moyenne pratique sur l’ensemble d’un parcours
Elle dépend évidemment de la répartition entre cabotage et hauturier. Si on fait moitié/moitié, on arrive à 65 milles par jour de navigation ; c’est à dire hors jours :
- bloqués au port par la météo (trop ou pas assez de vent, vent debout’).
- bulle, farniente, plage, lecture et toutes autres activités à bord (licites).
- tourisme (culturel, forcément culturel), visite des sites antiques...

Quelques exemples

- Navigation côtière
En 2008, on a fait une assez longue navigation côtière, entre Lorient et l’ile de Ré (et retour).
Au total, la croisière a duré 20 jours, on a navigué 11 jours (quasiment un jour au port pour un jour en mer) et parcouru 300 milles, soit 27 milles par jour de navigation.

- Navigation hauturière
Il y a bien longtemps, j’ai traversé le golfe de Gascogne (Belle-Ile Cap Finisterre : 300 milles) avec mon précédent bateau sensiblement plus grand (11,50 m).
- On a fait l’aller par vent d’ouest fort (6 à 7) donc au près bon plein en 2,5 jours, soit 120 milles par jour.
- On a fait le retour par vent de nord-est modéré (3 à 4) donc plein vent debout, en 5,5 jours. Soit 55 milles gagnés par jour sur le cap direct (mais un de mes beaux souvenirs de nav : mer plate, près sous pilote automatique [1], dauphins...).


Ecrire un commentaire sur l'article

modération a priori

Votre message n'apparaîtra qu'après avoir été validé par un administrateur du site, mais il sera bien pris en compte.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

  • Quand votre message est prêt, cliquez sur "Prévisualiser".
    Puis, si le message vous convient, cliquez sur "Message définitif, envoyer au site".


[1Plus précisément sous régulateur d’allure