Bernadette David


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"9 de Julio"

Une date mémorable et la plus large avenue du monde !?

publié par Bernadette, le vendredi 3 février 2012


Passés, le ciel azul inconditionnel et ma 1ère impression de chaleur si agréables, passé votre choc contre la température hexagonale…je dois maintenant vous envoyer quelques paroles réconfortantes.
Le ciel bleu porteño est capable de se couvrir de gris, du plus clair au plus foncé, sans aucun ménagement ni sondage auprès de la population. Bien sur, il peut faire 40° à l’ombre, comme hier par exemple, avec 50% d’humidité dans l’air, mais cette humidité peut rapidement doubler !
Donc, quand le ciel gris foncé a décidé de se soulager, une eau glacée s’effondre lamentablement sur les pôvres gens que nous sommes, et quelques minutes après, nous autres porteños, pouvons être amenés à traverser de grandes avenues en ayant de l’eau jusqu’aux mollets ! Là, vous retournez mettre une bûche supplémentaire dans le feu, alors que je n’ai toujours pas de parapluie…
Et voilà que ça recommence ! A tel point que je suis obligée de hausser le ton pour me faire entendre ! Et j’ai payé très cher, pour ça !
Sinon, je fais beaucoup de progrès dans l’utilisation des autobus : 10 ans après mon premier séjour dans cette Capital Federal, je connais maintenant au moins….4 lignes différentes (sur 199) : voulez vous savoir lesquelles ? Je pense que vous vous en fichez.

Est-ce que je pensais aller voir les danseurs de la Confiteria Ideal, aujourd’hui ? Tout le monde s’en fout également : et bien oui, je le pensais. C’était pour écrire le second chapitre de mon premier roman, mais en fait, je suis allée au cinéma et je n’ai d’ailleurs rien compris au film (private joke)…Mon roman ? J’en ai écrit deux pages et c’est vraiment très, très mauvais. Alors, je me rattrape sur ce blog, et là c’est vraiment très, très… c’est vous qui voyez. Mais je finirai prochainement de lire l’histoire d’Aureliano Buendia : ça, c’est de la littérature. *
Eternelle question : pourquoi est-ce que je traîne encore dans cette ville ? Et bien justement : pour traîner…

Une manif sur le trottoir d’en face ? Je suis à l’angle des Avenues de Mayo, la plus belle de la ville, et 9 de Julio, la plus large du monde ! (ce sont eux qui le disent, les gens d’ici).
Pas très bonne mine, l’Argentin qui est contre le mur de droite, et que des hommes, à part moi, dans cette espèce de pizzeria.
Oui. Alors donc, mon roman : parlons-en. Une scène de jalousie se prépare à la fameuse Confiteria-Milonga (cf. plus haut). C’est assez intéressant, comme histoire, et digne d’un roman photo de 3ème catégorie, mais sans les photos. Personne ne s’est encore embrassé, ni giflé : ça va venir ! Et maintenant, car j’ai changé de lieu et suis à la maison, maintenant mon risotto, pourtant prometteur, est entrain de cramer : serait-ce dû à l’émotion provoquée par cette histoire ?
Et alors ?

Alors je viens de décider d’aller voir ailleurs : j’ai une réservation sous le coude (droit) depuis 5mn ! Pour aller où ? Le Carnaval arrive, elle va donc se bouger, la p’tite ! A force de n’avoir rien préparé, je pensais finir sur les trottoirs : je n’aurai pas été la seule à y être….
Couvrez-vous bien. Il paraît qu’il fait froid dans l’hexagone ! A Londres aussi, d’ailleurs. J’en ai entendu parler... mais j’arrête d’écrire sur ce sujet parce que ça devient lourd. Et si je continuais encore un peu, cela risquerai même de devenir un peu chaud... entre nous… Evitons-le. Et je vous aime. Voilà.

Jeudi 2 Février à 23h15, soirée de la Chandeleur. En la ciudad de Buenos Aires. Argentina.

* 100 ans de solitude, de Gabriel Garcia Marquez

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3 Messages de forum

  • "9 de Julio"

    5 février 2012 16:45, par Yann Teissier du Cros

    Le salage des rues de Paris a été fait après quelques légers flocons de neige : par -6°C, les cristaux n’accrochent pas vraiment sur le sol. Aujourd’hui, soleil maussade mais le vent a faibli. Peu de passants dans les rues, les rares touristes doivent penser qu’ils ont mal choisi leur semaine. Annick O. me dit que, plus à l’ouest, les Yvelines sont sinistrées, on n’y circule plus. Quand je pense que Marie R. doit rentrer mardi prochain du Bénin, j’espère qu’elle n’aura pas que des sandales sur les pieds ! J’arrête, ça devient monotone. C’est juste en contraste avec ton débordement indécent de soleil.

    Bises glaciales, Yann

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  • "9 de Julio"

    5 février 2012 19:54
    A nouveau sur le continent de ton coeur, avec des projets d’écriture. Parfait ! Mais rater un risotto après un leçon dédiée... C’est quand même plus simple que le tango, non ? Bises, Christian

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  • "9 de Julio"

    6 février 2012 12:48
    Tout ça est très bien. Tas raison d’aller voir un carnaval. J’irais bien me promener aussi. Mais je reste surveiller mon changement de chauffage. Et je peins des arcs-en-ciel. Il y a tellement de soleil que la glace au dessus de la piscine fond gentiment. A plus. Bises. MF

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