Bernadette David


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1992- 1998 à Paris X

publié par Bernadette, le vendredi 8 octobre 2010


Oui, il est vrai que j’envisageais depuis longtemps de me lancer dans les Danses de Société. Je guettais une opportunité : elle s’offre à moi.
Je vais donc suivre un stage organisé à Toulouse par Patricia Vidil-Grenier, amie de l’Ecole Normale. Nous enseignons chacune dans une Université. Patricia a commencé un magnifique travail avec ses étudiants dans les Danses à 2 depuis quelques années.
Puis, je descendrai régulièrement suivre une formation à ces danses apparemment simples, mais plus difficile à enseigner qu’on ne le croit. Beaucoup de paramètres sont à prendre en considération : musicaux et rythmiques, techniques, culturels mais surtout relationnels.
Christian Dubar, ancien compétiteur de Danse Sportive, ouvre à cette période un Institut de Formation en Danses de Société. Il remet en question sa propre formation de compétiteur et ouvre un chantier de pratique mais aussi de réflexion autour de l’enseignement de ces danses. Plus d’une dizaine sont à apprendre et j’aborde ce chantier avec modestie mais détermination.

Ces stages à Toulouse, me permettent de changer d’air, et petit à petit je me construis une nouvelle raison de rester dans cette Université de Paris X. Je commence immédiatement, dès la rentrée de 1992, à enseigner quelques unes de ces danses. Je continue de travailler et d’enseigner différentes techniques de Gymastique Douce. Mais,
En 1995, je décide de me lancer vraiment : j’enseigne à plein temps les Danses de Société. C’est un pari, et je "rame" un peu parce que j’ai dû aller vite, mais les cours ne désemplissent plus et c’est pour moi un encouragement fantastique.
Le contact que j’ai ainsi avec les étudiants est passionnant, et eux s’amusent beaucoup. Je suis très exigeante avec le Service des Sports, demandant à celui-ci de participer financièrement à cette Formation Continue. Il m’accompagnera et je lui donnerai, de ce fait, beaucoup.

En 1996 nous commençons à investir régulièrement le Théatre Bernard Marie Koltes de l’Université : c’est notre séance hebdomadaire de "pratique", indispensable. C’est le "Petit Bal du vendredi soir" ouvert à tous les étudiants qui souhaitent pratiquer ce qu’ils ont appris, ou bien qui souhaitent simplement voir ce qui se passe.
Apparaissent les étudiants incontournables qui me suivront longtemps dans cette aventure : Hyacinthe, Aurélie, Samuel, Ley, Claire, Cécilia, Cédric, Jordane, Vincent... pour n’en citer que quelques uns.
Avec eux, et pour eux, je commence à imaginer un premier spectacle de danses de Société : il sera donné deux fois dans le Théâtre, au Printemps de 1997. C’est pour tous un encouragement fantastique. C’est pour moi la confirmation que je dois continuer dans cette voie, en ouvrir d’autres, m’appuyer sur les étudiants pour organiser de nombreuses manifestations.

Je suis, à ce stade de ma carrière, pleinement consciente d’un certain devoir en tant que "Agent de l’Etat". Ne riez pas : oui je suis dans un Service Public", et je pense vraiment que nous avons cette Mission à remplir.
Dans l’Enseignement Supérieur, nous avons à construire ce que nous pensons qu’il est bon de faire. Personne ne nous dit quoi faire : à nous de l’inventer.
Je vais profiter de ce créneau ouvert pour inventer tout ce que je peux imaginer de faire avec les moyens que l’Université voudra bien me donner, pour réaliser mes projets.
Je vérifierai dans les 10 ans qui vont suivre que l’audace paie ou que la chance sourit aux audacieux : est-ce prétentieux de le dire ? A vous de voir.

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