Bernadette David


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"Entre deux"

publié par Bernadette, le lundi 13 septembre 2010


Entre les "Panthères de Nanterre" récemment racontées et un avenir à construire autour des Danses de Société, il y a une longue période "d’autre chose". Je ne m’étendrai pas sur mes difficultés personnelles et deuils répétés qui m’ont plaquée au sol plusieurs fois.

J’avais fait le tour des Danses collectives, traditionnelles, populaires ou folkloriques, comme on veut, au moins le croyais-je.
En quête de moi-même et en "reconstruction personnelle", je travaillais et enseignais beaucoup différentes techniques de gymnastique douce. J’aimais bien, mais il me fallait du mouvement.
En 1985 je découvrais l’accordéon diatonique, un autre façon de rester dans le milieu du Folklore, en l’abordant cette fois par le biais de la musique. De cours réguliers en stages divers je progressais dans ce genre musical.
L’accordéon diatonique me convient : j’entre-aperçois que ce sera bientôt un outil pour entraîner les étudiants dans la danse, organiser des soirées, etc...

Par ailleurs pendant quelques années je deviens plus saltinbanque que prof d’EPS, je le confesse humblement. Je prends des cours de chant, chante en groupe des oeuvres classiques et chante en solo, accompagnée au piano, chante Aristide bruand et Yvette Guilbert : des chansons de la Belle Époque.

En 1987 je monte seule sur scène dans un One woman Show travaillé pendant six mois et donné devant une salle pleine de mes amis et étudiants, à Rueil-Malmaison, au mois d’avril.
Mais je monte sur la plus grande scène du monde et participe le 14 juillet 1989 au défilé du Bicentenaire de la Révolution française, parade mise en scène par Jean Paul Goude avec 8000 participants sur les Champs Elysées. Et je joue de l’accordéon diatonique en défilant : nous jouons "La Marche des Mille".

Si nous participions en groupe aux Rencontres de danse de la FSCF, cette fois c’est seule que je danse sur la scène d’un théatre alsacien : 15 minutes de solo dansé, chanté, joué, avec parfois même dans les mains un petit accordéon pour accompagner ma danse. C’est en 1990. Puis je suis "conteur" dans un spectacle de musique romantique qui s’appelle "Le Reflet perdu".

Un jour je me réveille avec mes 45 ans : il va falloir que je me trouve un moteur nouveau pour m’investir dans mon métier d’enseignante avec les étudiants. Moi qui ai été "voileuse" j’essaie pendant deux années d’enseigner la voile le mercredi après-midi sur les étangs de Saint Quentin en Yvelynes. Le résultat de cette entreprise rocambolesque, qui va durer deux ans, est peu satisfaisant...

Depuis longtemps les "Danses à 2" m’attirent : j’aime danser la valse, le paso-doble, le rock’n roll. Je le fais facilement. Au début des années 90, il semble qu’une mode s’installe, on parle beaucoup de ce genre de Danse. Un Bal Costumé de carnaval organisé en 1991 dans notre salle de danse, le succès relatif de cette soirée m’encourageraient à tracer un sillon dans cette direction-là. Je ne sais pas trop comment m’y prendre : je danse certes, mais tout n’est-il pas à ré-apprendre pour enseigner ?
Dans la danse à 2, on est deux justement. Il faut donc embarquer les garçons dans l’aventure et me pencher sur la technique.

1992 : la chance me sourit.
Patricia Vidil Grenier, amie de l’école Normale et enseignante à l’Université Paul Sabatier de Toulouse, Patricia organise une rencontre de profs de Danse de l’Enseignement Supérieur, et leur propose une initiation aux danses de Société. L’aubaine est trop fantastique.
Je demande et obtiens un ordre de mission. En Juin 1992 je fais ma première descente à Toulouse : ce sera le début d’une longue série et une grande aventure.
Je rencontre Patricia, mes collègues de la France entière, et Christian Dubar : ancien compétiteur de Danse sportive, il anime une grande partie de ce rassemblement. Il nous fait part, ensuite, de son projet ce création d’un "Institut de Formation en Danses de Société" dans les semaines qui vont suivre. Je serai de la première promotion.
Je continuerai cette formation pendant de nombreuses années : de quoi alimenter justement toutes mes années d’enseignement qui sont à l’horizon.

Alors, à bientôt pour de nouvelles et fantastiques aventures !!!

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